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mercredi 6 février 2008

Mort d'un gourou

Tiens donc ! J'en avais parlé le 17 janvier et voilà que l'on annonce sa mort.
AMSTERDAM (Reuters) - Le Maharishi Mahesh Yogi, qui fut le gourou des Beatles et a introduit en Occident la méditation transcendantale, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile aux Pays-Bas, annonce son entourage. Il avait, dit-on, 91 ans.

A lire : dépêche du Monde.

Typique d'une époque (révolue) et d'un monde (disparu ?) en quête de spiritualité, Maharishi Mahesh Yogi en couverture de Time Magazine le 13 octobre 1975
sa vie en français
sa vie en anglais

Après lecture de divers articles, il semblerait qu'il s'agissait surtout d'un gourou... de la finance. Il a (très) bien su profiter financièrement d'une époque et de personnalités à la recherche d'inconnu, d'exotisme et d'idéal spirituel. John Lennon le prenait pour un imposteur et lui a consacré Sexy Sadie qui figure dans l'album blanc des Beatles.






Pour avoir été jeune (eh oui, moi aussi !) à cette époque, je me souviens très bien de l'engouement pour l'Inde. Ravi Shankar* apparaissait très souvent à la télévision. George Harrison faisait des chansons indiennisantes (!!). Nous portions tous et toutes des foulards indiens, des tuniques indiennes et avions tous une affiche du Che dans notre chambre (euh... il y a aussi des Indiens en Amérique, non ?) !

*père de Norah Jones (mon côté pipeul !!)

j'aime
la soie indienne
les motifs cachemire
l'album blanc

j'aime pas
le côté secte des écoles de
Maharishi Mahesh Yogi

jeudi 17 janvier 2008

Nous sommes tous frères... et mères ?... et pères ?

4 babas dans le vent

En février 1968, sur une idée de George Harrison qui souhaitait maîtriser la méditation en plus du sitar, les quatre Beatles et leurs dames, suivis d'une cohorte de Beach Boys, Donovan et autre Mia Farrow, visitent en grande pompe le Maharishi Mahesh Yogi, qui siège, hirsute et souriant, à Rishikesh, un ashram au nord de l'Inde. Un journaliste était dans les parages, envoyé par le Saturday Evening Post. Aujourd'hui, Lewis Lapham, cheveu blanc et ton pince-sans-rire, raconte l'épisode dans un petit livre. Non sans sympathiser avec la conclusion que Ringo, le plus prosaïque des Fab Four, en tirait à l'époque : un séjour en colonie de vacances où l'on s'asseyait en cercle pour se regarder le nombril. ◆ F.G.

Avec les Beatles, Lewis Lapham, éd. La Table Ronde


Eh bien, la lecture de ce petit texte (entièrement pompé sur l'Espresso) m'a, je ne sais pour quelle raison subconsciente, mis cela en tête*.


* j'aime bien cette vidéo peu sérieuse

j'aime pas
euh... non, aujourd'hui (et pour l'instant), ça va - sans doute un coup du Maharishi Mahesh... nous sommes tous frères
.