Affichage des articles dont le libellé est Babelio. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Babelio. Afficher tous les articles

lundi 15 novembre 2010

Babelio



A chaque nouvel "ami" Babelio, je découvre des titres qui viennent allonger ma LAL (liste à lire) et donc la catégorie "pense-bête" de Babelio.

Babelio est une communauté bien agréable et il est vraiment stimulant d'en faire partie. Cela donne également un sentiment d'impuissance devant l'immensité de tout ce que l'on n'a pas lu !

J'aimerais avoir un seul sujet d'intérêt. Alors, je pourrais tendre vers l'exhaustivité. Là, vu l'étendue de ma curiosité, je vois bien que je n'aurai jamais le temps et que je vais rater plein d'écrits indispensables - qui pourraient changer ma vie, pourquoi pas ?

Amis de Babelio, je vous remercie de ne pas lire la même chose que moi, mais aussi d'avoir plein de livres en commun avec moi.

Mes autres amis, venez me voir en cliquant sur cette photo de la rue Kafka à Prague.

.



lundi 8 septembre 2008

Maria Dolores

.Je me suis longtemps (trop longtemps!) demandée comment aborder cette critique. Mon but : donner l'envie de lire ce livre (que j'ai beaucoup aimé) sans trop raconter l'histoire. J'en suis à la troisième version de cette critique et, ayant largement dépassé le délai acceptable, je poste !

La mère des chagrins, Richard McCann

Ce livre rassemble une dizaine de chapitres/textes qui peuvent se lire séparément (ils sont d'ailleurs parus dans différents journaux). La façon dont ces textes sont assemblés reprend le schéma propre aux souvenirs : on raconte une événement, puis on revient sur un point qui, après coup, paraît important pour comprendre, et les souvenirs se chevauchent. Cela donne à ce livre un ton très naturel et très vivant. Il semble que l'auteur nous dise, tiens ! j'avais oublié, mais il s'est aussi passé ça ...

Bref résumé : une famille dans la banlieue proprette de Washington durant la guerre froide (l'image même du bonheur américain vanté dans les réclames de l'époque) : le père, la mère et les 2 garçons, Davis l'aîné et le narrateur.



Les personnages

  • Le père : il essaie d'être le père de ses 2 garçons, mais comment ne pas préférer l'aîné, Davis, qui pêche au narrateur qui découpe des images de papier à habiller et qui est si collé à sa mère,...
  • La mère : accrochée à son enfance/jeunesse dorée, elle pleure sans cesse sur son sort qui lui a fait perdre les belles choses de son enfance. Elle ne semble pas particulièrement aimer être mère, si ce n'est pour avoir un miroir magique lui disant qu'elle est la plus belle, la plus élégante, ... et ce miroir, c'est le narrateur...
  • Le frère aîné, Davis : durant l'enfance, sa mère le rabaisse et ne s'occupe pas de lui, mais il paraît au moins avoir un rapport privilégié avec son père.
  • Le narrateur : il se débat entre l'emprise de sa mère et le reste de la famille avec lequel il voudrait se fondre. Il envie le rapport de son frère avec leur père, à qui il veut faire plaisir et dont il veut se faire aimer, mais ses tentatives échouent...
La mère est toxique pour ses deux enfants (dirait certaine psy que je connais) : elle rabaisse son fils aîné et phagocyte le cadet, qui est SA chose, sa prolongation.

Et cette mère crée une réelle souffrance qui poursuivra les 2 garçons dans l'âge adulte.

Tous les résumés et critiques que j'ai lus sur ce livre insistent sur l'enfance du narrateur.

Moi, ce que je retiens, c'est moins l'enfance proprement dite que son impact sur la vie adulte des deux garçons : le frère paumé qui brûle sa vie d'adulte et l'auteur qui se livre à un combat intérieur incessant, le désarroi des deux garçons. Le narrateur ressent en plus une certaine culpabilité par rapport à son frère, Davis, en raison du rapport, qu'il pense privilégié, que lui-même a eu avec sa mère.

Avec le temps, l'idéalisation s'efface peu à peu et sa mère devient une femme à ses yeux ; il comprend le mal qu'elle leur a fait, et il la voit finalement comme une vieille femme un peu ridicule car toujours cramponnée au souvenir du bonheur de sa jeunesse insouciante.

Bref, c'est un roman émouvant, touchant, qui parle pudiquement de la difficulté à être soi-même pour soi et non pas pour un autre (les autres), de la difficulté à surmonter la charge mise sur nos épaules par nos parents, de la difficulté à ne pas culpabiliser pour tout ce qui se passe autour de soi, du SIDA.

Tout le poids de l'enfance qui se fait sentir au fil des années... que l'on doit secouer de ses épaules pour arriver à être soi...



J'encourage chacun à lire cette Mère des Chagrins.


P.S. Le livre était entouré d'une bande faisant de la pub pour des livres sur l'enfance dans la collection Points. J'ai bien sûr commencé à acheter et lire certains titres. Suite au prochain numéro...
.

samedi 6 septembre 2008

Deuxième tome...

.


















L'auteur : c'est toujours Jürgen Nefzger, né en Allemagne et vivant et travaillant à Paris. Depuis le début des années 90, il porte un regard sur les mutations du paysage.

L'ouvrage : Hexagone - 2. Le paysage fabriqué - Paysages périurbains et de loisirs 1995-2000

Si le premier livre contenait uniquement des photos en N&B, celui-ci est en couleurs et, de nouveau, Hexagone oblige, toutes ont été prises en France. Il s'agit de nouveau d'un témoignage, ou plutôt d'un état de lieux.

Premier cliché - comme dans le premier tome, il s'agit d'un autoportrait. Autant celui du 1er tome faisait dans la dérision (façon touriste) et la distanciation, autant celui-ci me paraît plus sombre et plus parlant. Une route de campagne, sur la gauche un tas de gravats et le photographe penché, la tête dans un seau... pour ne pas voir ?

Les photos sont en couleurs, mais les couleurs n'apportent ni vie, ni gaieté. Le tout reste pour moi très pessimiste.

Plages mazoutées, marée noire, raffinerie de pétrole, dégâts de la tempête de l'hiver 2000, décharges, sacs en plastique à l'assaut des arbres, maison en ruines, ...




D'autres clichés montrent la présence de l'homme, mais pas les dégâts ; simplement la présence et tout n'est pas laid : les empilements de cagettes jaunes sont plutôt photogéniques, non ?





et les rangées de chariots de supermarchés bien alignées,



et l'exposition de piscines individuelles,


et la modernité de l'agriculture actuelle, ...







Dans ce tome, l'homme est la plupart du temps absent des clichés, sauf trois ou quatre : ramasseurs de mazout, - véliplanchiste sur fond de tours de refroidissement, joueurs de golf, baigneurs, ..., mais l'oeuvre de l'homme (si l'on peut dire !) est omniprésente.

Ah, il y a une photo qui me touche particulièrement. La voici :


Je vous explique : mon père travaillait dans la France entière et jusqu'à mon entrée à l'école à 6 ans, ma mère et moi sillonnions les routes avec lui. Il travaillait souvent dans le sud, et étant basé en Seine-et-Marne, la route que nous prenions le plus souvent était donc la fameuse RN 7. Les stations-service s'y succédaient, les nombreuses enseignes également : Esso, BP, Total, Fina, Shell, Antar, Mobil, Avia, Elf...

A l'arrière de la voiture, le regard au bord de la vitre arrière, je passais en revue toutes ces aires colorées et familières. Puis, mon père a pris l'A6, comme tout le monde et moi, je ne le suivais plus que pendant les vacances scolaires. Et quand nous prenions la N7, nous voyions ces petites stations disparaître... non, pas disparaître, mais péricliter les unes après les autres, vitrines cassées avant d'être murées, des herbes folles envahissant le parking et les pompes, le sol en béton se soulevant par plaques, les graffiti, le feu parfois... Puis il est arrivé la même chose aux routiers et petits restaurants, puis des villages déviés ont perdu une grande partie de leur population...

Bref, j'ai la nostalgie de ces petites stations et de tous ces endroits sinistrés, et j'ai souvent pensé les prendre systématiquement en photo, sans toutefois passer à l'action...

Bien que gardant une certaine distanciation, il me semble que les photographies de ce livre sont plus "sensibles" et que Jürgen Nefzger y est plus critique que dans le premier livre.

La dernière photo : un véliplanchiste seul devant les quatre tours de refroidissement de la centrale nucléaire Carrenom. Est-elle optimiste ou pessimiste ?

Cela ne dépend que de nous...
.

lundi 4 août 2008

.

Quand on n'est pas critique professionnel, mais quand on aime la lecture et les livres, quel est le but de publier la critique d'un livre ?
  • d'abord, répondre à la consigne de Masse Critique (on reçoit un livre - ou plusieurs - gratuitement et on s'engage à publier sa critique
  • ensuite, chercher à faire aimer le livre que l'on a soi-même aimé, ou bien donner son avis défavorable sans toutefois en dégoûter les autres - "j'aime pas" vs. "c'est pas bon".

Mais faut-il vraiment le raconter ? Souvent, je lis des critiques qui :

  • déflorent l'histoire et ne font rien pour me donner envie de le lire (l'histoire seule ne suffit pas)
  • sont trop dithyrambiques (joli mot, non ?), remplies de mots finalement vides de sens qui ne transmettent pas l'enthousiasme
  • sont trop négatives, arbitraires, mais pas argumentées


Ce que je veux lire, c'est l'enthousiasme, ou bien le dénigrement documenté. Je veux du ressenti...

Et me voilà
, moi, devant la page blanche du critique amateur. Ou plutôt, devant ma page bien loin d'être blanche ; elle est au contraire couverte de phrases dans tous les sens : j'ai trop à dire, mais si je dis trop, que va-t-il rester au futur lecteur ? Je dois faire part de mes sentiments, mais je ne dois pas influencer les sentiments de l'autre. Zut et zut, c'est pas facile de critiquer un roman (La mère des chagrins)... Alors, je vais commencer par les autres volumes que j'ai reçus par Masse Critique.

Des livres de photo, c'est plus facile, non ?












J'ai donc eu la chance de recevoir non pas UN livre de photos à
critiquer, mais DEUX. En effet, le recueil de photos est composé de deux tomes.

Je présente l'auteur et le sujet, et vous livre ensuite mes impressions sur le tome 1.



L'auteur :
Jürgen Nefzger, né en Allemagne et vivant et travaillant à Paris. Depuis le début des années 90, il porte un regard sur les mutations du paysage.


L'ouvrage : Hexagone - 1. Le paysage fabriqué - Paysages périurbains et de loisirs 1995-2000

Ce premier livre contient uniquement des photos en N&B, prises comme le titre l'indique en France. Les centre commerciaux photographiés sont vides, les lotissements sont inachevés, les rares vivants apparaissant sur les clichés sont immobiles. Sur une des photos, un lotissement pris de haut me fait penser au modélisme ferroviaire qui recrée sur une immense table un réseau ferré avec un village : des maisons de carton pimpantes et bien peintes, mais vides de toute vie. Les quelques plages (partie loisirs) que l'on voit ne donnent nullement envie de s'y prélasser. Même les paysages non bâtis me semblent tristes, peut-être parce que je suis influencée par les autres pages...



On peut voir également sur 4 clichés la démolition de 2 tours : avant, pendant, toute la poussière soulevée, puis après. Et on se demande s'il y a vraiment une différence entre avant et après (sans doute pour les habitants, mais ils sont absents de ces clichés).



En fait, le photographe met une grande distance entre l'objet photographié et lui, donc nous. Tous ces clichés me semblent profondément pessismistes, constats peut-être pas de l'échec de l'empreinte de l'homme sur la nature, mais surtout de la vanité de l'homme.

Deux photos semblent sortir du reste : la première et la dernière.

La première, c'est un autoportrait de l'auteur de facture classique. Photo posée et mise en scène où Jürgen Nefzger se représente en touriste (chapeau, bières, chaise longue,... ), mais dans un décor urbain où il semble être le seul être vivant.

Sur la dernière photo, on se prend à espérer : une grand-mère et sa petite fille avancent, nous les voyons de dos, sur un chemin. Elles se dirigent vers une partie boisée et vont bientôt croiser d'autre promeneurs venant sur leur gauche...
Mais, le chemin, absolument rectiligne, civilisé car tondu sur les deux côtés, monte tout droit vers... on ne sait pas ce que c'est exactement, mais on voit très bien les quatre grandes cheminées là-bas au-delà des arbres...



Bref, ce que j'en retiens : distanciation, précision quasi "médecine légiste", dérision, humour aussi, et pessimisme. Mais rien à redire du point de vue esthétique : composition, éclairage et tout ce qui fait une bonne photo, tout est là. Et, malgré tout ce qui précède, une réelle personnalité qui ressort de cet ouvrage !


Bon, désolée de la longueur de ce texte : je pourrais faire plus court, mais auriez-vous envie de feuilleter ce bouquin ?


A suivre : le deuxième tome de ce livre...

Tiens, profitons-en pour informer le lecteur, toujours friand des dernières nouvelles :

Le jeudi 5 juin 2008, le jury du Prix Niépce des Gens d’images, présidé par Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, a décerné le Prix Niépce 2008 à Jürgen Nefzger.
.




vendredi 13 juin 2008

Masse critique (ter)



ça y est, les Editions Points m'ont envoyé mon troisième (eh oui !) livre pour Masse Critique !

Je viens de recevoir "Un livre d'une beauté presque insoutenable", selon les dires de Michael Cunningham, dont j'apprécie l'écriture. Alors, tous les espoirs sont permis...

J'espère pouvoir écrire une critique élogieuse (ou non, d'ailleurs) car j'ai très envie de le lire.








.

mardi 10 juin 2008

Masse critique (bis)

.
ça y est, j'ai reçu les 2 premiers livres...

La critique ne va pas (trop) tarder !




.

mercredi 4 juin 2008

Masse critique

.
Eh oui, je me suis inscrite et... je vais recevoir... non, pas 1 livre... pas 2 livres... mais 3 livres ! Alleluia, dirais-je - si j'avais de la religion...

Voici donc les livres en question :




La mère des chagrins, Richard McCann - ça parle d'édition, donc je vais sans doute aimer










Et puis, je vais recevoir Hexagone, tomes 1 et 2, livre de photographies


.